Une délégation CGT a été reçue ce jour par l’ARS Centre Val de Loire, en présence du directeur du CHS, concernant le débasage de 3 millions d’euros annoncé sur le budget de l’hôpital.
L’entretien n’était malheureusement pas dédié au dialogue mais plutôt à une explication « pédagogique » des raisons de ce retrait de financement par les représentants de l’ARS, appuyée par le directeur du CHS.
Comme nous le savions déjà, la fermeture de l’unité Gargilesse actée en 2019 est à l’origine de ce débasage. Mais pas seulement !
L’ARS prend en considération la fermeture de 49 lits : 31 lits sur Gargilesse, les autres sur les unités Balzac, Flaubert et Le CAP.
Mais estimons-nous heureux ! Car selon les calculs de l’ARS, ce n’est pas 3 millions qui devaient être imputés à notre budget, mais 5,2 millions d’euros !
De plus, dans sa grande mansuétude, l’ARS nous permet un échelonnement en divisant la restitution de la somme sur 2 ans.
Il nous l’a été dit et répété, le but de l’ARS est de soutenir l’établissement !
Dans la situation actuelle, avec environ 25 postes vacants (officiels) sur l’établissement, le budget annuel est excédentaire de 2 millions d’€.
Le plein emploi nous rendrait déficitaire.
Le débasage de 3 millions annonce la fin des recrutements et un déficit du budget, donc de moyens !
Et cela ne concernera pas que les services de soins ! Dans ce type de plan, les premiers impactés sont souvent les services techniques et administratifs, pourtant indispensables au bon fonctionnement de l’hôpital.
L’externalisation est d’ailleurs déjà en marche !
Budget déficitaire = plan de restructuration = suppression de postes.
Quel bel avenir pour l’hôpital public !
Et qu’en est-il de la place du soin ?
Il faut répondre à des appels à projets, voilà comment obtenir des « crédits » pour pouvoir soigner de nos jours.
Quid des patients qui ne rentrent pas dans les cases des projets, les patients jugés « inadéquats » …






