C’est Georges Séguy, secrétaire général de la CGT de 1967 à 1982, qui est à l’origine de la création de l’Institut d’histoire sociale CGT (IHS CGT) en 1982. Il en fut le président de 1982 à 2002, puis le prési-dent d’honneur jusqu’à son décès en 2016. À la tête de l’association, il a oeuvré pour un travail rigou-reux sur l’histoire de la CGT, refusant une histoire officielle ou instrumentalisée. Soucieux de re-cherches plurielles, il a ouvert les portes aux étudiants et aux scientifiques : historiens, politologues, économistes, sociologues, juristes …
Aimant à dire que « contrairement aux paroles de la chanson, du passé, il ne faut pas faire table rase », il n’a eu de cesse de montrer combien l’expérience de la CGT, avec ses ombres et ses lumières, est riche pour le présent. Il a également ouvert la voie à un réseau d’instituts d’histoire sociale territorial (dont notre IHS Centre-Val de Loire) et professionnel.
L’INSTITUT D’HISTOIRE SOCIAL CGT DU CENTRE-VAL DE LOIRE
L’IHS CGT CVL est une association créée en 1987 par les Unions départementales CGT du Cher, de l’Eure, de l’Indre, de l’Indre-et-Loire, du Loir-et-Cher, et du Loiret, déclarée en préfecture d’Orléans selon la loi de 1901. Toute personne peut y adhérer à titre individuel, moyennant le versement d’une cotisation. Peu-vent aussi y adhérer, à titre collectif, les structures CGT (syndicats, sections syndicales, unions syndi-cales, UL, UD).
En 2022, l’UD du Loiret a décidé de créer un IHS départemental. Les adhérents du département ne sont donc plus adhérents de l’IHS régional. L’IHS Loiret est adhérent collectif de l’IHS régional et participe à son activité (CA, articles pour les cahiers régionaux).
L’IHS CGT Centre-Val de Loire tient une assemblée générale de ses adhérents chaque année qui défi-nit son plan de travail et élit un conseil d’administration de 15 membres qui se réunit tous les trimestres. Est aussi élue une commission fi-nancière de contrôle (CFC) composée de 3 membres.
Le conseil d’administration désigne en son sein un bureau parmi lesquels le président, le secrétaire et le trésorier. Le Secrétaire général du Comité régional CGT est membre de droit du conseil et assure la vice-présidence. Des groupes de travail (rédaction des cahiers, éducation syndicale, finances) favorisent le travail
en commun. La présence de membres de chaque département dans les groupes de travail assure un partage des expériences et donne la dimension régionale à cette activité.
LE COLLECTIF DE L’INSTITUT D’HISTOIRE SOCIALE DE L’UNION DÉPARTEMENTALE DU CHER
Au niveau de chaque département, quelques mili-tants forment un collectif pour animer ce travail de mémoire. Dans le Cher il est composé d’une douzaine de camarades. Il est coanimé par Cathe-rine Fourcade (Retraités Santé du Cher) et Philippe Texier (Retraités MBDA).
Tout adhérent peut participer au collectif. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez participer à nos réunions et à nos travaux.
Ce collectif en liaison avec l’UD a pour objet de :
– préserver et classer les archives de l’UD et des syndicats afin de les mettre à disposition de tous (militants, étudiants, historiens). C’est ainsi que l’UD a travaillé avec le Collectif 18 pour déposer ses archives aux Archives départementales où elles sont conservées dans des conditions optimales.
– conduire des recherches, aider nos syndicats à écrire leur propre histoire, commémorer les événements importants, rendre hommage à nos prédécesseurs au travers de brochures, expositions, débats…
– contribuer à l’écriture d’articles pour pu-blication
Le collectif se réunit 5 à 6 fois par an pour décliner dans notre département, les décisions et orientation de l’IHS régional. Une assemblée générale des adhérents du Cher de l’IHS CGT Centre-Val de Loire est organisée chaque année, précédemment à l’AG régionale.
Le collectif du Cher participe régulièrement à l’écriture d’articles pour les Cahiers régionaux, bulletins UL, UD, USR.
Il répond présent à chaque sollicitation de structures CGT (syndicats, UD, UL, etc.) pour participer à leurs congrès, assemblées générales, formations, etc.
Il contribue à l’écriture, à la publication et à la vente de Cahiers spéciaux consacrés à diverses luttes ou histoires d’entreprises du département, par exemple Précision moderne à Vierzon (aujourd’hui Parker Hannifin), Fonderies Mazières à Bourges, Établissements militaires de Bourges, etc. La rédaction du tome 2 de ce cahier consacré aux EM a pris beaucoup de retard dû principalement à la crise Covid. Mais il s’achève et nous sommes heureux de lancer la souscription pour sa vente à l’occasion de ce congrès de l’UD.
La CGT à tous les niveaux de ses structures, s’efforce d’œuvrer à la connaissance de l’histoire sociale. Ses objectifs étant, à partir de ses archives, de faire connaître les expériences des luttes du passé, sans prétendre fournir quelque modèle que ce soit, ni donner des leçons, ou encore moins juger l’action des précédentes générations.
Ce travail sur notre histoire ne semble pas toujours retenir l’attention de nos militants, et pourtant chaque jour, dans le flot d’informations des médias, l’histoire est instrumentalisée et utilisée par nos adversaires, voire falsifiée. L’histoire sociale est souvent oubliée ou alors elle est évoquée
en prenant quelques libertés avec les réalités historiques.
On nous parle de racines, de devoir de mémoire, mais les actions, les luttes des syndicats qui ont contribué tant au développement social qu’économique de notre pays, aux avancées sociétales, au code du travail, à la vie sont ignorées. Il nous faut donc: « Intervenir pour apporter notre contribution pour exposer un point de vue donnant toute sa place à l’action collective, à la lutte pour l’émancipation des travailleurs »
La lutte syndicale ne naît pas spontanément, ne s’improvise pas. Parmi les choses qu’il faut apprendre, outre le type d’organisation de la CGT, il y a le fonctionnement de la société capitaliste dans laquelle nous vivons, sa stratégie, ses moyens, ses soutiens politiques, etc.
Bien analyser le système capitaliste, c’est aussi connaître son histoire, son développement, ses évolutions dans le temps. Apprécier les conquêtes sociales, rappeler qu’elles ont été obtenues de hautes luttes, face aux employeurs et au pouvoir politique. C’est important pour les débats pour gagner de puissantes mobilisations, à l’heure où ces acquis sont plus que jamais remis en cause.
C’est aussi une histoire écrite trop souvent avec le sang des ouvriers. Il ne faut pas l’oublier.
Conserver, rassembler, archiver, rechercher, étudier notre riche patrimoine, (fait de documents écrits-tracts, journaux, notes, comptes-rendus, photos et audio-visuel, mais aussi de témoignages des anciens) est un impératif, une nécessité, pour transmettre et enrichir notre réflexion pour bien conduire les luttes d’aujourd’hui. Méconnaître ce besoin peut devenir un handicap dans le débat d’idées et le travail de conviction.
Les cahiers d’histoire de l’institut de la région nous le rappellent : « Comment savoir où l’on va si on ne sait pas d’où l’on vient ! »
« Il est important d’extraire de l’expérience du passé tout ce qui peut contribuer à éclairer le présent et à construire l’avenir. » Georges Séguy C’est ce à quoi s’emploie notre collectif.
CONNAITRE SES RACINES POUR MIEUX LUTTER
Venez nous rejoindre, adhérez, faites adhérer votre organisation, pour, ensemble nous réapproprier notre histoire collective.

