Jamais les guerres n’ont été aussi nombreuses dans le monde : en 2023 et jusqu’à maintenant, 50 pays sont en conflit armé à l’intérieur de leurs frontières ou contre d’autres nations. Jamais le monde n’a aussi mal tourné. Près de 120 millions de personnes ont été déplacées dont presque les trois-quarts de femmes et d’enfants et on ne compte plus le nombre de morts, de blessés ou d’invalides. Les dirigeants de cette planète, les impérialistes de tous les pays font se battre les travailleurs entre eux pour conserver et augmenter leurs profits déjà plus que gigantesques.
Le 1er Mai, journée internationale de luttes pour les droits des travailleurs, marque historiquement les luttes internationalistes pour la paix dans le monde. Depuis que les travailleurs ont compris que les guerres se trouvaient à l’opposé de leurs intérêts et imposées par les possédants, ils s’y sont toujours opposés. Imposons, par nos mobilisations, la paix partout, la guerre nulle part.
Le 1er Mai, journée de grèves et de manifestations dans la plupart des pays, est l’occasion pour que les travailleurs revendiquent, dans une grande diversité, les droits qui leur sont dus. Ici, nous avons conquis des droits par la lutte. Ailleurs, il reste énormément de conquêtes à mener.
« Travailleurs de tous les pays, unissez-vous »
Le 1er Mai, chez nous, ce n’est pas simplement un jour férié. C’est pour une grande majorité des travailleurs l’occasion de pouvoir, encore et toujours, manifester, en famille, entre amis, entre camarades pour dire non au patronat et au gouvernement. C’est l’occasion de se rassembler pour affirmer nos choix d’une autre société débarrassée de leurs injonctions plus régressives les unes que les autres. C’est l’occasion de poser nos revendications et de les faire connaitre.
Le 1er Mai appartient à ceux qui s’opposent et proposent. Il n’appartient qu’aux progressistes et non aux réactionnaires, aux racistes, aux xénophobes et aux fascistes. Ils sont disqualifiés dans nos manifestations, ils prônent l’inverse des valeurs des travailleurs. Ils divisent la société et prônent la haine de l’autre.
Le 1er Mai doit permettre aux travailleurs de montrer leur opposition aux politiques d’austérité du gouvernement et du patronat. C’est le moment de s’opposer à l’économie de guerre de Macron et des marchands de canons. C’est l’occasion de refuser les 10 à 50 milliards d’économies, la casse des droits des chômeurs, de ceux des travailleurs du privé et du public, de la casse de l’école et des services publics. Profitons de cette journée pour rappeler notre attachement sans faille à notre Sécurité sociale tant malmenée et pourtant indispensable.
Pour ce 1er Mai, les revendications que nous porterons, tiendront du progrès social atteignable rapidement avec la création du rapport de forces :
- SMIC à 2000 € brut et remise en place de l’échelle mobile des salaires
- Arrêt des aides aux entreprises (200 milliards en 2023) qui ne servent ni aux travailleurs, ni aux salaires amis qui alimentent largement les profits
- Arrêt des suppressions de cotisations sociales qui détruisent le financement de la Sécurité sociale
- Arrêt des exonérations fiscales des entreprises qui affaiblissent considérablement les finances de l’Etat et des collectivités locales
- Rétablissement d’un impôt progressiste pour les plus hauts revenus comme pour l’ISF Assurer un financement pérenne de haut niveau par l’assurance maladie de tous les établissements de santé publique
- La retraite à 60 ans avec 37,5 ans de cotisations, années d’études comprises
- Retour à un Code du travail, à des Conventions collectives et des statuts qui protègent réellement les travailleurs
- La réouverture de services publics de proximité avec l’embauche de fonctionnaires
- L’arrêt des licenciements, des fermetures d’usines et des services
- La relocalisation des productions et la réindustrialisation des territoires
Cette liste n’est pas exhaustive mais elle pose les premières pierres d’un nouveau programme progressiste de sortie de cette guerre sociale et économique que le patronat nous livre depuis des dizaines d’années.





