Le Collectif du Cher pour une paix juste et durable en Palestine a organisé, le 15 mai dernier, une action d’information à destination du personnel de KNDS (ex Nexter) à la Chapelle Saint Ursin sur l’implication de l’entreprise dans le conflit à Gaza, aux cotés de l’armée Israélienne.
Échanges de technologies, innovations testées sur le peuple palestinien, joint-ventures et composants « made in France » retrouvés dans les débris de bombes à Gaza… Outre les ventes directes de matériel à l’armée, les liens entre l’industrie de l’armement française et la machine de guerre israélienne sont aussi nombreux que discrets.
Collaboration avec Elbit
En septembre 2023, KNDS signe un accord avec l’israélien Elbit Systems pour commercialiser en Europe le système de lance-roquettes EuroPULS, une amélioration du système PULS déjà fabriqué par Elbit et utilisé par l’armée israélienne.
Vente de munitions via l’Italie
En mai 2021, Dima Asaliyah, une fillette de 11 ans, est tuée à Gaza par un missile israélien. Une enquête journalistique révèle qu’il s’agirait d’une munition L62 HE-PFF IM84, produite et exportée par Simmel Difesa, une filiale italienne de Nexter, rachetée par le groupe en 2014. L’année de ce rachat, le gouvernement italien avait déjà accordé des licences d’exportation vers Israël à Simmel Difesa. Les munitions en question font encore partie du catalogue de produits de Nexter actuellement.
Munitions au phosphore blanc
Nexter-KNDS produit des munitions au phosphore blanc, arme incendiaire qui cause de graves brûlures et des effets persistants à long terme sur les personnes touchées. Leur utilisation est dénoncée par de nombreuses organisations humanitaires et réglementée par le Protocole III de la Convention sur certaines armes classiques (CCAC). Nous n’avons pas trouvé de preuves que Nexter-KNDS vend ces bombes au phosphore blanc à l’armée israélienne, mais leur production pose en elle-même une question éthique.



