Le 12 avril dernier, l’intersyndicale CGT et FSU du Conseil Départemental a déposé un préavis de grève courant du 18 avril au 13 septembre 2024, déclenchant une série d’actions pour défendre les droits des agents et la qualité du service public. Après plusieurs tentatives d’interpellation, une rencontre avec le Président du Conseil Départemental a enfin eu lieu le 14 mai, mais les réponses apportées restent largement insuffisantes.
Un dialogue social en panne
Pour rappel, l’intersyndicale a dû multiplier les actions – courriers, appels téléphoniques, préavis de grève, alertes médiatiques et tracts – pour obtenir cette réunion. Le dialogue social, loin d’être respectueux, s’est révélé être une bataille de longue haleine pour les syndicats.
Lors de cette rencontre, le Président a proposé quelques améliorations à la marge, mais celles-ci manquaient cruellement de précisions et, dans certains cas, constituaient même un recul par rapport à la situation actuelle. Par exemple, la revalorisation de l’indemnité de repas, proposée uniquement dans la limite du montant effectivement acquitté par l’agent, alors que l’indemnisation actuelle se fait forfaitairement, a été perçue comme une provocation.
La mobilisation des agents
Le 27 mai, une manifestation a eu lieu pour exprimer la colère des agents face au refus de la majorité des revendications. La mobilisation a mis en lumière les dégradations du service public, les conditions de travail difficiles, la perte de pouvoir d’achat et l’iniquité de traitement dans la collectivité. Les agents présents ont dénoncé l’absence de réponses claires et acceptables de la part de l’administration, soulignant le manque de volonté de dialogue de la part du Président.
Les agents constatent
Un appel à l’action
Malgré quelques améliorations proposées, l’administration reste largement sourde aux revendications essentielles des syndicats. En conséquence, l’intersyndicale CGT/SNUTER18-FSU maintient son préavis de grève et la journée d’actions du 27 mai 2024, tout en réitérant son attachement à un dialogue social constructif. Les organisations syndicales travaillent avec détermination pour garantir la qualité des conditions de travail des agents et du service public.













