Nos camarades de Mines et Énergie de la CGT (FNME-CGT) ont pris les devants en appelant à une mobilisation pour défendre la grille de salaire commune de branche. Cette action a mis en lumière la responsabilité des employeurs dans l’installation d’un rapport de force, malgré les nombreux avertissements de la fédération CGT Mines Energie concernant les conséquences du projet d’accord proposé.
Les employeurs, obstinés, ont présenté de maigres avancées : l’introduction des échelons 13 et 14 ainsi que la valorisation de l’astreinte, pourtant déjà acquise l’année passée. La réunion de négociation prévue aujourd’hui, qui devait être concluante, ne l’est finalement pas.
Face à la pression exercée par la mobilisation des salariés, les employeurs sont contraints de reculer et de reporter la discussion sur ce sujet.
La FNME-CGT est favorable à une véritable évolution de la grille salariale, mais dans l’intérêt des salariés et avec des garanties solides. Elle refuse catégoriquement toute nouvelle régression de leurs acquis statutaires. Le syndicat insiste sur l’importance de maintenir des repères clairs en matière d’évolution salariale. La mise en place de coefficients hiérarchiques en remplacement des Niveaux de Rémunérations (NR) entraîne une perte de visibilité et empêche un contrôle social efficace par les Comités Sociaux et Économiques (CSE).
La FNME-CGT s’oppose donc fermement à la suppression des NR, qui contribuerait à une opacité des rémunérations et à une diminution des avancements. La mobilisation a montré que les salariés sont prêts à défendre leurs droits, et cette détermination a obligé les employeurs à revoir leurs positions.
La lutte continue pour une grille salariale juste et transparente, répondant véritablement aux besoins des salariés.


