Contre le résultat des urnes..
Ce n’est pas surprenant, étant donné que la plupart des commentateurs ont insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de véritable vainqueur au soir du 7 juillet.
Cette manœuvre délétère revient à déclarer que le dernier de la course devient le premier, tandis que le premier est disqualifié et perd toute qualification.
Une idée qui rappelle de près les pratiques des dictatures les plus efficaces, fortement influencée par les gouvernements américains, soit pour consolider un régime au service du capital, soit pour renverser un vote progressiste.
Ce gouvernement Macron, Le Pen, Ciotti, Retailleau n’est rien d’autre qu’une volonté du capital, entraîné par le Medef, de maintenir leur dictat économique, de préserver leurs conquis, d’accroître leurs taux de profits et leurs dividendes.
L’usurpation de la démocratie pourrait laisser des traces profondes dont certains électeurs se souviendront longtemps. Le capital vient de reprendre à son compte la formule : « Plutôt Hitler que le Front Populaire ».
Pour tenter de maintenir son gouvernement, Macron a fait des concessions périlleuses, offert des garanties inacceptables et, surtout, placé l’extrême droite au cœur de la scène politique en lui donnant une position centrale.
Il a décidé de cohabiter avec le bloc réactionnaire contre le bloc progressiste, sachant que le bloc centriste (la macronie) n’existe plus depuis longtemps.
La composition des ministres et secrétaires d’État révèle que les idées et les actions futures des partisans de l’austérité deviendront la norme incontournable. L’approbation du Président confirme une orientation politique qui accentuera la souffrance d’une grande partie de la population, renforcera la politique sécuritaire, restreindra les droits individuels et collectifs, et imposera ces standards aussi bien dans la vie quotidienne que dans les entreprises et les administrations.
Un gouvernement résolument orienté vers l’enrichissement du capital et des plus fortunés, qui exploitent et s’approprient notre force de travail. Ce gouvernement doit être fermement combattu.
Nous devons nous mobiliser par les grèves et les manifestations pour aller chercher nos revendications, pour reprendre au patronat ce qu’il nous vole et nous doit depuis des années, pour pouvoir vivre et non survivre.
A très bientôt dans les luttes jusqu’à la victoire.


