Chers camarades,
Ce qui nous rassemble aujourd’hui, nous a déjà rassemblé à plusieurs reprises. On se souvient de France Télécom et d’EDF. Le plan est clair et connu de longue date : privatiser les bénéfices et socialiser les dettes.
À chaque réforme, le patronat et ses valets politiques martèlent le même discours : « l’État est un mauvais gestionnaire, le privé fera mieux, dans l’intérêt de la population. » Mais regardons la réalité en face. Le patronat n’est pas à la hauteur. Ce sont eux-mêmes qui le reconnaissent chaque jour !
Leur discours est clair : sans les aides de l’État, leurs entreprises ne sont pas viables. Ils mendient des subventions, réclament des exonérations fiscales et des suppressions de cotisations, tout en clamant qu’ils sont les champions de la gestion. Mais qui crée réellement les marges ? C’est nous, les travailleurs, par notre production, notre travail, et nos cotisations.
Si leurs entreprises ne tiennent que grâce à nos impôts et à nos efforts, alors posons-nous la vraie question : pourquoi ne pas reprendre ces outils de production ? Pourquoi laisser ceux qui vivent à nos crochets décider de nos vies ? Si l’État peut mobiliser des milliards pour subventionner ces profiteurs, alors il peut mobiliser ces ressources pour que nous gérions nous-mêmes ces infrastructures, dans l’intérêt de tous.
Ne vous y trompez pas : ce saccage organisé n’est pas une série de cas isolés. C’est une offensive globale du patronat et des gouvernements bourgeois à leur service. Leur but est de démanteler tous les services publics, de briser nos solidarités et de transformer nos biens communs en sources de profit privé.
La Sécurité sociale n’échappe pas à cette logique, deux projets illustrent cette attaque.
Le logiciel Arpège, censé automatiser la liquidation des indemnités journalières, mais qui génère des erreurs massives, plonge des assurés dans la précarité et menace 80% des emplois liés à cette mission. Ce logiciel n’est pas là pour moderniser, il est là pour préparer la disparition de la cotisation patronale par la forfaitisation des indemnités journalières. Nous devront tous nous retourner vers les assurances privées, ou plus précisément ceux qui en auront les moyens.
Et la disparition programmée des Services Médicaux, avec leur fusion dans les CPAM. Cette réforme détruirait l’indépendance des décisions médicales, ferait courir un risque au secret médical, et priverait l’Assurance Maladie d’un milliard d’euros récupérés chaque année grâce aux Recours Contre Tiers auprès des assureurs privés.
Camarades, cette logique de destruction est globale. Ce qu’ils ont fait à France Télécom, à EDF, et qu’ils font à la SNCF, ils veulent le généraliser partout. Ces attaques ne cesseront pas, car leur système ne fonctionne que par l’exploitation, la division et le pillage des richesses collectives.
Face à cela, il n’y a qu’une seule réponse : l’unité, la mobilisation et une lutte radicale. Négocier c’est perdre du temps. Nous devons dire NON, clairement et fermement, pour défendre ce qui nous appartient et bâtir un avenir de justice sociale.
Ensemble, avec les cheminots, les métallos, les travailleurs du commerce, les fonctionnaires et tous les travailleurs, tous ensemble, ripostons face à ces attaques et reprenons le contrôle de nos services publics.


