L’Union départementale CGT du Cher a adressé un courrier au préfet du Cher et au maire de Bourges pour dénoncer et demander l’interdiction du banquet d’extrême droite prévu le 24 août à la Halle au blé.
Derrière l’apparence d’un simple repas « convivial », il s’agit d’une véritable opération idéologique financée par une frange de la bourgeoisie identitaire et ultraréactionnaire. Ces banquets sont les outils d’une stratégie politique de « guerre culturelle » contre les valeurs de solidarité, de justice, de liberté, d’égalité et de fraternité.
Pour le syndicat, permettre à Bourges — ville désignée Capitale européenne de la culture 2028 — d’accueillir ce type de manifestation serait en totale contradiction avec l’esprit d’ouverture et d’égalité que devrait incarner cette distinction. Contrairement à la culture portée par les festivals et les associations, la culture d’extrême droite est « clivante » et « à l’opposé des valeurs républicaines ».
Nous interpelons directement les élus locaux, départementaux, régionaux ainsi que les parlementaires, estimant que « qui ne dit rien consent ». Nous exigeons que ces élus prennent leurs responsabilités et fassent interdire ce « rassemblement sécessionniste ».
Enfin, nous demandons au préfet de prendre une décision ferme contre cette « propagande d’exclusion », considérant qu’il est plus urgent d’interdire le fascisme que de poser des arrêtés contre l’alcool ou les festivals « sauvages ».


