En Assemblée générale, les syndicats ont apporté leurs réflexions aux débats et ont décidé d’agir pour ne plus subir les injonctions de leurs entreprises concernant le droit de continuer à vivre ou non. Pas un jour ne passe sans que ces entreprises ne détruisent des pans entiers de nos industries. Toutes ces destructions ont pour conséquence de faire de notre territoire une friche industrielle, emportant avec elles l’ensemble des infrastructures nécessaires à la vie de la société. Quand on parle d’un emploi industriel, c’est de 4 à 5 emplois induits dont il s’agit et cela ne concerne pas seulement les sous-traitants et prestataires travaillant dans l’entreprise, mais la vie dans toutes ses composantes. Moins d’emplois se traduit par la fermeture des commerces, le déplacement des populations provoquant ainsi des fermetures de classes, de services de santé, rendant impossible l’évolution de la société. Le gouvernement finance la fermeture des entreprises par la mise en place de PSE à grands coups d’aides publiques, sans oublier les 258 milliards d’euros d’aides aux entreprises et les 110 milliards d’exonérations de cotisations sociales qui font partie intégrante de nos salaires.
Il y a bien sûr l’ensemble des moyens de représentation du personnel avec le CSE, où la présentation des orientations stratégiques doit nous permettre de suivre l’entièreté des investissements, ou plutôt de mettre en évidence le manque d’investissements, qui finit par servir de prétexte aux restructurations et fermetures.
N’ATTENDONS PAS DE RECEVOIR LES COUPS ET ENGAGEONS L’ENSEMBLE DE NOS MOYENS POUR NE PAS NOUS RETROUVER AU PIED DU MUR.
La priorité est de ne pas rester uniquement dans nos CSE respectifs, mais bien de prendre le chemin de la lutte dès maintenant sans attendre que les bulldozers démolissent les sites industriels. Seule la mobilisation de l’ensemble de nos syndicats et des salariés pourra stopper l’hémorragie des pertes d’emplois industriels.
Nous connaissons les leviers utilisés par le patronat pour justifier leurs saloperies de destructions :
NOUS AVONS TOUS ENTENDU CES CRITÈRES QUI NE SONT PAS DES ERREURS STRATÉGIQUES, MAIS DES CHOIX ASSUMÉS PAR CES BOURGEOIS !
C’est à nous de nous organiser et de lutter collectivement pour stopper cette orgie spéculative patronale, qui veut toujours faire plus de fric sur la sueur et le sang du salariat.
NE PAS RÉAGIR À LA FERMETURE DE L’USINE VOISINE SOUS PRÉTEXTE QU’ELLE NE FAIT PAS PARTIE DE NOTRE CHAMP PROFESSIONNEL EST UNE ERREUR QUI POURRAIT ENTRAÎNER DE LOURDES CONSÉQUENCES.
Cela se traduit par un effet domino, alimenté par la ramification d’une industrie aux services d’autres industries.
Le pétrole est malheureusement trop souvent au-devant de la scène avec les destructions des plateformes intégrées du raffinage et de la pétrochimie. Cette industrie du pétrole, considérée comme critique, est essentielle pour le pays car elle est au service de toutes les industries. Cette matière première se retrouve dans la Chimie, la Plasturgie, le Caoutchouc, l’Industrie nautique, l’Industrie pharmaceutique (oui, dans les médicaments il y a du pétrole), le BTP, les télécommunications, etc.
La destruction de nos industries n’est pas le résultat d’une absence de besoin car la production qui ne se fait pas ici est importée d’usines situées à plusieurs milliers de kilomètres. Quel est donc le sens des informations relayées par les médias du capital à la botte du gouvernement, nous rappelant tous les jours les conséquences du réchauffement climatique ?
Nous devons leur imposer notre projet de société avec le maintien de nos industries pour répondre aux besoins de la population.
Cette réponse sera assurée par des emplois de qualité, avec un haut niveau de qualification, de classification et de salaire, et un niveau social à la hauteur du modèle
construit par nos Camarades du Conseil National de la Résistance.
IL FAUT RÉAGIR VITE ET FORT. EN CE SENS, LA FNIC-CGT A DÉCIDÉ LORS DE L’AG DU 14 MAI D’UNE PUISSANTE MOBILISATION DES SALARIÉS !
SYNDICATS, SALARIÉS, FAISONS ENTENDRE NOTRE COLÈRE DEVANT LE MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE, DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES AU
139 Rue de Bercy, 75012 Paris
LE 20 JUIN À PARTIR DE 10H00.
Pour cela, la FNIC-CGT appelle à la grève les 20 et 21 juin et mettra tous les moyens nécessaires à la réussite de cette mobilisation vitale !


