Dans l’article du Berry Républicain du mardi 10 septembre, le titre « Syndicats et députés du Cher sont d’accord sur le fond des problèmes du pays » laisse penser que les discussions entre les différentes forces politiques et les organisations syndicales auraient mené à un constat commun et à des propositions convergentes. Cela est pourtant faux.
Les constats dressés par les syndicats découlent des votes des députés d’Ensemble et d’Horizons, deux élus qui ont bénéficié du report des voix des candidats du Nouveau Front Populaire lors du second tour des élections législatives. Il convient de rappeler que ces deux députés n’ont jamais pris position en faveur de la protection des emplois industriels dans notre département. Il en va de même s’agissant de l’hôpital public. Leurs votes ces sept dernières années ont contribué à la dégradation financière, à la dégradation des services d’accueil et de prise en charge, ainsi qu’à la détérioration des conditions de travail des personnels.
Notre délégation a relevé de nombreuses contradictions du coté du député Cormier-Bouligeon, ainsi que ses réponses souvent évasives, notamment en ce qui concerne la situation des hôpitaux.
Sur le dossier des retraites, faut-il rappeler qu’ils se sont opposés l’an dernier à l’opinion publique et à des milliers de grévistes et manifestants dans le département ? Et en ce qui concerne les salaires, ont-ils soutenu une augmentation du SMIC ? NON.
L’arrogance sociale ne doit plus avoir sa place, et l’humilité doit primer. Ces deux députés apportent leur soutien à un Premier ministre nommé par décision du prince élyséen, avec l’appui de l’extrême droite. En adoptant cette posture, ils se positionnent ainsi en soutien du Rassemblement National.
Pour notre organisation, il ne s’agissait pas d’un échange consensuel, mais bien de confronter des idées. D’un côté, un bloc libéral représenté par deux des trois députés ; de l’autre, les revendications sociales portées par les syndicats.


